Le pluriel de « week-end » suscite souvent l’hésitation : faut-il écrire « les week-end » ou « les week-ends » ? En réalité, la langue française a tranché : c’est bien « les week-ends » qui est considéré comme la forme correcte. Mais pourquoi cette orthographe, et quelles sont les variantes admises ou recommandées ? Explorons cela en détail, exemples à l’appui.
Pourquoi écrit-on « week-ends » au pluriel ?
Le mot week-end est un emprunt à l’anglais, formé de « week » (« semaine ») et « end » (« fin »). Cependant, en français, ce terme a été pleinement intégré au système linguistique et suit désormais les règles habituelles d’accord des noms.
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En français, la règle générale veut que l’on ajoute un -s au pluriel des noms communs :
- un livre → des livres
- un chien → des chiens
- un scénario → des scénarios
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« Week-end » suit la même logique :
- un week-end → des week-ends
- ce week-end → ces week-ends
Ainsi, même si son origine est anglaise, le mot est considéré comme francisé. On ne conserve pas la règle anglaise, mais bien la règle française. Il est donc incorrect, dans la norme actuelle, d’écrire :
les week-end(sans « s »)les week ends(sans trait d’union et sans rectifications orthographiques)
À l’écrit, on retrouve très majoritairement la forme « week-ends ». Dans des corpus de presse ou de livres contemporains, cette graphie domine très largement, représentant plus de 90 % des occurrences relevées.
La variante « fin de semaine » : une alternative francophone
Pour éviter les anglicismes, certains locuteurs emploient l’expression « fin de semaine », surtout dans certaines régions francophones.
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Au Québec, l’expression « fin de semaine » est très courante et remplace souvent « week-end » dans l’usage courant. On dira par exemple :
- « Qu’est-ce que tu fais en fin de semaine ? »
- « On est partis à la campagne toutes les fins de semaine l’an dernier. »
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Au pluriel, « fin de semaine » suit la règle classique :
- une fin de semaine → des fins de semaine
- Cette année, j’ai passé plusieurs fins de semaine au bord de la mer.
En revanche, dans la plupart des pays d’Europe francophone, cette tournure reste moins répandue. Elle peut même parfois créer une ambiguïté :
- Pour certains, la « fin de semaine » se limite au samedi et au dimanche.
- Pour d’autres, elle peut commencer dès le vendredi soir, voire inclure une partie du vendredi après-midi.
Ainsi, dans un contexte professionnel, dire « on se voit en fin de semaine » peut être compris différemment selon l’interlocuteur. « Week-end » est souvent jugé plus clair, car il évoque immédiatement l’idée de repos, de loisirs et de jours non travaillés.
Et la forme « weekends » sans trait d’union ?
Les rectifications orthographiques de 1990 ont proposé de simplifier l’écriture de certains mots composés ou empruntés. Dans ce cadre, il est possible d’écrire :
- un weekend
- des weekends
Cette variante supprime le trait d’union et applique une orthographe entièrement francisée, à l’image de nombreux autres mots empruntés qui ont évolué avec le temps.
Cependant :
- Dans l’usage courant, la forme « week-end » avec trait d’union reste largement dominante.
- La graphie « weekends » demeure relativement rare, tant dans la presse que dans l’édition.
On peut donc considérer que :
- « week-ends » = forme la plus répandue et la plus attendue.
- « weekends » = forme modernisée, recommandée par les rectifications, mais encore minoritaire.
Dans un devoir scolaire, un rapport professionnel ou un document officiel, la forme avec trait d’union est généralement préférée, sauf consigne explicite en faveur des rectifications de 1990.
Exemples concrets d’emploi de « week-ends »
Pour mieux visualiser l’usage, voici quelques phrases illustrant la forme correcte au pluriel :
- « Ils réservent souvent des week-ends à la campagne pour se ressourcer après une semaine de travail. »
- « Les hôtels affichent souvent complet pendant les week-ends prolongés, notamment lors des ponts de mai. »
- « Dans cette région, la fréquentation touristique augmente de plus de 40 % le samedi et le dimanche, preuve de l’importance des week-ends pour l’économie locale. »
- « Ce premier week-end de février sera sans doute l’un des week-ends les plus animés de l’année, compte tenu du nombre de manifestations organisées. »
- « Je fais la fête tous les week-ends et je profite de chaque soirée comme si c’était la dernière. »
On trouve aussi le mot « week-end » dans la chanson, la littérature et les médias, souvent pour évoquer une parenthèse de liberté, de fête ou de détente.
Résumé : quelle forme employer au quotidien ?
Pour ne plus hésiter, on peut retenir quelques repères simples :
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Singulier :
- un week-end (forme la plus usuelle)
- un weekend (forme rectifiée, admise mais moins fréquente)
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Pluriel :
- des week-ends (forme recommandée et très majoritaire)
- des weekends (forme conforme aux rectifications de 1990, encore peu répandue)
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Équivalent français :
- une fin de semaine → des fins de semaine
- Expression surtout utilisée au Québec et dans certaines régions, plus rare ailleurs.
En pratique, si vous souhaitez respecter la norme la plus courante dans l’espace francophone, vous pouvez sans risque écrire :
- « Nous partons en voyage tous les week-ends. »
- « Ce week-end, je reste chez moi. »
C’est cette graphie, avec trait d’union et « s » final au pluriel, qui sera la plus reconnue, la plus comprise et la plus acceptée dans la majorité des contextes.
